Aug 13

Are kiwis enough environment-friendly ?

New-Zealand pays much attention to its “clean and green” image abroad. However, the country isn’t always flawless regarding environment. How do New-Zealanders perform as a population ?

At first sight, New-Zealand has what it takes to be called environment-friendly. Most of national electricity comes from lakes and rivers, and millions of dollars are spent each year for nature conservation. Everything is not perfect though. As underlined by the National Institute of Water and Atmospheric research website, freshwater pollution is a huge concern, as well as the fast loss of biodiversity.

There are few studies about the New-Zealanders themselves. Their do-it-yourself culture can surely be an asset, as it goes along with reusing old items. General awareness about threats to the environment is high too, as protests against sea oil drillings have shown for instance. On the other hand, the amount of littering around towns and landscape, or the number of cars per household, can come as a shock.

I asked Corinna Tucker her opinion. As a researcher in environmental sociology at the University of Massey, she led some experiments on topics like the handling of domestic waste, or food habits.

One of her latest work consisted to follow nearly two hundred families and study how they disposed of their rubbish during several months. Meanwhile, they were given tips to reduce the content of their bins.

She found that participants were keen to do so, but only to a certain extent :

No matter how hard people try to minimise household waste, they can only go so far without hitting certain ‘brick walls’ – for instance the sheer amount of plastic that many items regularly purchased and consumed by households are packaged in – and without having to put extra time into planning and shopping in order to minimise waste. Structural changes are necessary on at least a national basis if we are to really see any major improvements ; product stewardship is something that we hardly do at all in this country, but it is something that could make quite a big difference

Corinna Tucker, environmental sociology researcher at Massey University

Corinna also investigated whether it would be possible to reduce meat content in people’s diet. Kiwis are indeed among the biggest meat eaters worldwide, while agriculture is highly damaging for the environment. Food habits are not easy to change in someone’s routine. But in the end it could just come down to… cooking skills, explains the sociologist :

My research suggests that on the one hand changing meat consumption will not be easy: there will be those who continue to not see a meal as complete if there is no meat component. On the other hand, there was widespread recognition by research participants that New Zealand is diversifying and becoming increasingly multicultural, and as such we are seeing a more diverse array of food, including a lot more meatless or meat-less meals. People were favourable toward the notion of reducing meat consumption – but there was some uncertainty about how to cook meals that didn’t contain meat

It’s difficult to judge if New-Zealanders are overall more or less eco-friendly than Europeans or Americans. Nevertheless, some practices deeply engrained in the kiwi culture need to be addressed sooner rather than the later, according to Corinna Tucker. She names three of them : the private car ownership mentality, the meat and dairy-rich diet, and a too pregnant “throw-away” consumer culture.

In survey work that I’ve helped administer we asked people about their concerns regarding the environment, and it seems as a nation New Zealanders are concerned; how much this concern is transferred into action is however another story… this is not because all people are too complacent, but because many people aren’t aware of what the issues are anyway, and don’t really know what they can do about them

Even though not a policy maker, Corinna Tucker has a few ideas about how to make New-Zealand a more sustainable country. The best way is, as she calls it, “voluntary simplicity”, or, in other words, life with less excess. Convincing people to do so is, yet again, another story.

 

 

La Nouvelle-Zélande prend grand soin de son image «clean and green» à l’étranger. Cependant, le pays n’est pas toujours irréprochable sur le plan environnemental. Mais comment les Néo-Zélandais s’en sortent en tant que population?

A première vue, la Nouvelle-Zélande a ce qu’il faut pour être considéré comme un pays écologique. La majeure partie de son électricité vient de ses lacs et rivières, et des millions de dollars sont investis chaque année pour la protection de l’écosystème. Tout n’est pas parfait cependant. Comme le souligne le Natonal Institute of Water and Atmosphere research sur son site web, la pollution de l’eau douce est un souci de taille, ainsi que l’extinction de la biodiversité.

Il existe peu d’études sur les Néo-Zélandais eux-mêmes. Leur culture du “do-it-yourself” peut être un atout, car elle va de pair avec la réutilisation de vieux objets. Ils ont aussi connaissance des menaces qui pèsent sur leur environnement, comme en témoignent l’opposition aux forages pétroliers au large du pays. Mais d’un autre côté, la quantité de détritus dans les rues ou la nature, et le nombre de voitures par ménage, peut paraître choquant.

J’ai demandé l’avis de Corinna Tucker. En tant que sociologue de l’environnement à l’Université de Massey, elle a mené des expériences sur des sujets tels que la gestion des déchets ménagers, ou les habitudes alimentaires.

Un de ses derniers travaux a consisté à suivre près de deux cents familles et d’étudier comment ils disposaient de leurs déchets, sur plusieurs mois. Dans le même temps, ils recevaient des conseils pour réduire le contenu de leurs poubelles. Les participants se sont investis, mais seulement jusqu’à un certain point :

Peu importe la motivation des gens à minimiser leurs déchets, ils ne peuvent que se heurter à certains «murs de briques» – par exemple, l’énorme quantité de plastique qui emballe de nombreux articles régulièrement achetés et consommés par les ménage – et sans avoir à investir du temps supplémentaire dans la planification et les achats afin de minimiser les déchets. Des changements structuraux sont nécessaires au moins à l’échelle nationale si nous voulons vraiment voir une amélioration ; la gestion environnementale des produits est une pratique peu répandue dans ce pays, mais cela pourrait faire une grande différence

Corinna Tucker, chercheuse en sociologie environnementale à l’Université de Massey

Corinna a également cherché à savoir s’il serait possible de réduire la teneur en viande dans le régime néo-zélandais. Les kiwis comptent en effet parmi les plus gros mangeurs de viande mondialement, tandis que l’agriculture est hautement dommageable pour l’environnement. Les habitudes alimentaires ne sont pas chose aisée à modifier dans la routine d’une personne. Mais, en fin de compte, le seul défi pourrait être celui des compétences culinaires, explique Corinna :

Mes recherches suggèrent que changer la façon dont on consomme la viande ne sera pas facile : certains continueront de considérer un repas sans viande comme incomplet. Mais d’un autre côté, les participants ont tous reconnu que la Nouvelle-Zélande se diversifie et devient de plus en plus multiculturelle, et, de cette manière, consomme une plus grande variété d’aliments, y compris avec une quantité moindre voire sans viande. Ils étaient également favorable à la notion de manger moins de viande – mais il y avait une certaine incertitude sur la façon de préparer de tels repas

Il est difficile de juger si Néo-Zélandais sont globalement plus ou moins écologiques que les Européens ou les Américains. Néanmoins, certaines pratiques profondément ancrées dans la culture kiwi devront être modifiées plutôt tôt que tard, selon la sociologue. Et de nommer trois d’entre elles : la mentalité concernant la possession de voitures, le régime alimentaire riche en viande et produits laitiers, et une culture de la surconsommation un peut trop présente.

Dans le travail d’enquête que j’ai mené, nous avons demandé aux gens leurs préoccupations concernant l’environnement, et il semble que les Néo-Zélandais soient concernés en tant que nation ; combien cela se transfère en actions est toutefois une autre histoire … ce n’est pas parce que les gens sont trop complaisants, mais parce que beaucoup ne sont pas conscients des véritables problèmes, et ne savent pas vraiment ce qu’ils peuvent faire à leur niveau

Bien qu’elle ne soit pas une politicienne, Corinna Tucker sait quels changements pourraient faire de la Nouvelle-Zélande un pays plus durable. La meilleure façon serait d’adopter, comme elle l’appelle, la «simplicité volontaire», ou, en d’autres termes, une vie avec moins d’excès. Mais convaincre les gens de le faire est, là encore, une autre histoire.

 

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