May 21

Beloved kiwi rubbish

Scarce population and unique landscapes are two good reasons to take care of the environment. This makes also a perfect opportunity to settle a greener economy. Here’s a review of some exciting kiwi recycling projects… and also some about recycling kiwi !

Second life is money. Success of the Wellington-based website Trade Me, where you can buy anything from used cars to second-hand pet furniture, is a proof that the reuse culture is working fine “down under”. So why not do the same with rubbish ?

Kiwi scientists and entrepreneurs are targetting in priority the lucrative agroeconomy. New-Zealand agriculture is already a model of self-sufficiency. Unlike most industrialized countries, it’s free from subsidies since twenty years and represent a huge part of exports, not to say whole of it. But even if a large part of the production ends up in foreign plates, agriculture still generates a lot of waste that needs to be dealt with. 

One current leading programme is the Bioresource Processing Alliance (BPA), which gathers big players of the agroeconomy, and public organisations such as the Plant and Food Research, or AgResearch. First delivered result of this project started in 2012 is a process “turning avocado puree, a waste product from avocado oil production, into a ”high value food product”, explains an article on Stuff.co.nz. The dry powder obtained is then used as an ingredient in nutraceuticals and cosmetics. Japan, China, Australia and United States are already buying it.

Earlier this year, I also mentionned Revolution Fibers, a kiwi start-up that has found a commercial application for Hoki skin. Every year, New-Zealand catches around 100,000 metric tonnes of Hoki. In their process, collagen extracted from fish is spun into nanofibers to build a fabric, then applied on human skin against ageing. Their main product on the market, an air filtration system called Seta, combines these fibers with other natural components, such as manuka extract. This local plant is known for its antimicrobial properties.

Smelly bloody plastics

Other companies work on world premieres : Aduro Biopolymers in Hamilton, for instance, aims to transform cattle’s blood into plastics. Or, more precisely, into granules that will then be turned into plastics. A first factory could be up and running as soon as next year. With more sheep than inhabitants per square kilometer and a fair number of cows, New-Zealand would indeed be better off using animal resource, instead of its petrol, to make the material.

The rubbish caused by kiwi farming and consumption gave birth to a new market, unearthed by Zespri company and Scion scientist Martin Markotsis. Mix fruit residue with another biobased polymer called PLA, and you are able to obtain a plastic that can ultimately degrade into compost, reusable by agriculture. To fully close the loop, Scion researchers have even made bioplastic knives for cutting and eating kiwis !

This reuse trend is not only the key to a greener economy in New-Zealand, it could add significant profit for the country. The BPA 5-year programme is for example expected to bring 100 millions dollars of extra revenues by 2020. So the only remaining question seems to be whether consumers are willing to pay or not for change. Are kiwis eco-friendly enough to rub their faces with fish skin, or use a toothbrush made of animal blood ? Maybe vegetarians won’t be too keen about it…

 

 

Une population rare et des paysages uniques sont deux excellentes raisons de prendre soin de l’environnement. Cela pose qui plus est les fondements d’une économie plus verte. Voici un passage en revue des plus ambitieux projets de recyclage kiwis… et d’autres ayant pour but le recyclage des kiwis !

La deuxième vie c’est de l’argent. Le succès du site Trade Me, dont le siège se trouve à Wellington, où l’on peut tout acheter, de la voiture d’occasion à la fourniture de seconde main pour animaux de compagnie, est une preuve qu’il y a bien une culture de la réutilisation “down under “. Alors pourquoi ne pas faire la même chose avec les ordures ?

Les scientifiques et les entrepreneurs kiwis ciblent en priorité la lucrative agroéconomie. L’agriculture néo-zélandaise est déjà un modèle d’auto-suffisance. Contrairement à la plupart des pays industrialisés, elle est non-subventionnée depuis vingt ans et représente l’essentiel des exportations, pour ne pas dire la totalité. Mais, même si une grande partie de la production se retrouve dans des assiettes étrangères, l’agriculture génère encore localement beaucoup de déchets qui demandent à être traités.

Un programme en pointe dans ce domaine actuellement est le Bioressources Process Alliance (BPA), qui regroupe des acteurs majeurs de l’industrie agroalimentaire, et des organismes publics tels que le Plant and Food Research, ou AgResearch. Un premier résultat pour ce projet amorcé en 2012 est un procédé « transformant la purée d’avocat, un déchet issu de l’extraction d’huile d’avocat, en un ”produit alimentaire à haute valeur ajoutée”, explique un article sur Stuff.co.nz . La poudre sèche obtenue est

ensuite utilisé comme ingrédient dans les produits nutraceutiques et cosmétiques .

Le Japon, la Chine, l’Australie et les Etats-Unis en font déjà l’acquisition.

Plus tôt cette année, j’ai évoqué le cas de Revolution Fibres, une start-up qui a trouvé un débouché commercial pour la peau de Hoki. Chaque année, la Nouvelle-Zélande capture près de 100 000 tonnes de Hoki. Dans leur processus, le collagène extrait du poisson est transformé en nanofibres qui construisent un tissu, ensuite appliqué sur la peau humaine pour lutter contre le vieillissement.

Plastiques sanglants et odorants

D’autres sociétés travaillent sur ​​des premières mondiales : Aduro Biopolymers à Hamilton, par exemple, vise à transformer le sang de bétail en matières plastiques. Ou, plus précisément, en granulés qui seront ensuite transformés en plastiques. Une première usine pourrait être opérationnelle dès l’année prochaine. Avec plus de moutons que d’habitants au kilomètre carré et un bon nombre de bovins, la Nouvelle-Zélande serait en effet bien avisée d’utiliser ses ressources animales, à la place de son pétrole, pour produire le matériel.

Les rebuts causés par l’agriculture et la consommation de kiwis a donné naissance à une nouveau marché, déniché par l’entreprise Zespri et le scientifique de Scion Martin Markotsis. Mélangez les résidus de fruits avec un autre polymère d’origine biologique appelé PLA, et vous obtenez un plastique qui peut donner en fin de vie du compost, réutilisable par l’agriculture. Pour clore complètement la boucle, les chercheurs de Scion ont même produit des couteaux en bioplastique pour couper et manger les kiwis !

Cette tendance à la réutilisation n’est pas seulement la clé d’une économie plus verte en Nouvelle-Zélande, elle peut être une source de profit important pour le pays. Le programme de 5 ans BPA prévoit par exemple de générer 100 millions de dollars de recettes supplémentaires, d’ici 2020.

En résumé, la seule question qui ne semble pas encore traitée est de savoir si les consommateurs sont prêts à payer ou pas pour le changement. Les kiwis sont-ils assez “verts” pour se frotter le visage avec de la peau de poisson, ou utiliser une brosse à dents dont le matériau de base est du sang animal ? Peut-être que les végétariens auront quelques réticences…

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